Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Peintre ou Paysagiste ?

Je partage avec vous mon expérience de 30ans de paysagisme entre Paris et Cannes et 7ans de peinture. En plus de ma formation à l'atelier de la Grande Chaumière à Paris, j'ai fait des études de botanique, car les plantes me passionnent depuis toujours, je suis devenu concepteur paysagiste et j'ai travaillé notamment avec G. Clément ou C. Müller; jamais ce regard de peintre ne m'a quitté, jamais !

Publicité

Peintre ou Paysagiste ? — Le droit de déborder...

 
À l’école primaire, on nous apprenait à bien écrire entre les lignes. Surtout ne pas déborder. Rester dans le cadre. Colorier proprement.
J’ai toujours eu du mal avec ça.
 

 

Pendant sept ans, j’ai peint à l’huile. Des heures devant une toile, à chercher la lumière, la composition, l’équilibre des masses. Puis je suis devenu paysagiste. Et quelqu’un, quelque part, a dû penser que les deux ne pouvaient pas coexister. Qu’il fallait choisir. Ranger les pinceaux. Devenir sérieux.

Sauf que je n’ai jamais vraiment rangé les pinceaux.
Peindre ce qu’on plante. Planter ce qu’on peint.
 
Regardez cette feuille de monstera sur la toile
 
Celle que j’ai peint l'année dernière. Fragmenté en 12 carreaux, un pour chaque mois de l'année, comme une composition temporelle. Ce n’est pas une illustration botanique. C’est un regard connoté.
Le même regard que je pose sur une plante quand je l’installe dans un jardin : où va la lumière, comment la forme dialogue avec ce qui l’entoure, quel vide elle crée autour d’elle.
 

 

Et le Brahea armata, ce palmier bleu aux feuilles en éventail — je le peins avec un échenilloir en premier plan. Ce tableau exprime la force la nature face à la cruauté de l'Homme, comme si l'échenilloir venait narguer la nature...
Le geste du jardinier est aussi un geste d'artisan et parfois un geste d’artiste...
Je peins ce que je plante. Je plante ce que je peins. Ce n’est pas une contradiction. C’est la même chose.
 
Le mur du salon qui parle au jardin
 
Chez moi, j’ai peint un grand cygne blanc sur le mur du salon. Des rayons noirs qui s’élancent autour d’un miroir ovale (qui représente l'âme), des lignes qui débordent, qui occupent l’espace, qui refusent de rester sages.
Les rayons noirs du soleil qui évoquent la force des yuccas dehors, et ce miroir ovale qui répond au miroir de l'eau; celui qui apparait le matin sur le bassin de nage :)
 

 

Ce n’est pas un hasard. C’est une conversation. L’intérieur qui répond à l’extérieur, le pinceau qui anticipe la plante, ou la plante qui inspire le mur — je ne sais plus très bien dans quel sens ça va puisque j'ai fait des deux ! et c’est précisément ce que j’aime...
C’est ça, In Out Harmony. Pas un concept marketing. Une façon de voir.
 
Faut-il faire des jardins classiques à mourir ?
 
On me demande parfois des jardins “classiques”. Symétriques. Sécurisants. Des jardins qui restent dans les lignes.
Je les fais. Je les fais bien. Mais ce n’est pas là que je suis vivant.
 

 

Je suis vivant quand un mur turquoise reçoit les ombres d’un palmier comme une peinture que la nature refait chaque matin. Quand des carreaux émaillés tunisiens sculptent un mur de jardin comme une œuvre.

Quand une sculpture de Nouvelle Guinée dialogue avec des yuccas sur une terrasse parisienne.

 

 

Un espace qui vous ressemble — vraiment — ça déborde forcément du cadre. Parce que vous, vous débordez du cadre.
Alors, peintre ou paysagiste ?
Ni l’un ni l’autre. Les deux, et en même temps !!
 
Trente ans de jardins entre Paris et Cannes (Alpes-Maritimes), et je peins encore. Pas pour décorer. Pour continuer à voir. Pour garder l’œil exercé à la composition, à la couleur, à ce qu’une forme fait à l’espace autour d’elle.
Le jardin classique à mourir, c’est celui que fait quelqu’un qui a arrêté de regarder ou de vibrer...
 
Et ce n'est pas pour rien que je revendique le fait de trouver l'âme dans un jardin, parce que je la cherche, je la trouve.... ou bien je la fais venir.
J'ai tellement appris à regarder que je vois ce que vous ne voyez pas, et c'est pour cela que mes jardins sont différents de ceux des autres paysagistes.
 
Moi, j’ai juste décidé de ne pas ranger les pinceaux.
Et vous — dans votre jardin, dans votre intérieur — est-ce que vous vous autorisez à déborder un peu ?​​
 
 

 

N'hésitez pas à nous retrouver sur notre chaîne Youtube :

Pousse ta connaissance ! pour voir des vidéos sur notre travail,

 

nous retrouver sur notre site web: inoutharmony.com

 

ou bien découvrir toutes nos calades réalisées depuis 25 ans entre Paris et Cannes en passant par Toulon....

Quand la pierre devient l'âme !  25ans de calade..

 

Arnaud de Lisle / Concepteur paysagiste / In Out Harmony

 

 
 
#PaysagisteConcepteur
#ArchitecturePaysagere
#GardenDesign
#JardinContemporain
#AmenagementExterieur
#DesignExterieur
#Paysagisme
#InOutHarmony
#ArtEtJardin
#DesignBiophilique
#HydrangeaAnnabelle
#JardinMediterraneen
#ArtDeVivre
#LinkedInFrance
#Paysagiste06
#PaysagisteACannes
#PaysagisteCannes
#PaysagisteMougins
#PaysagisteAntibes
#PaysagisteAlpesMaritimes
#DécoJardin
#ArchitectePaysagisteCannes
 
 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article